vendredi 14 décembre 2012

Le projet Croix-Blanche à huis-clos, mais en toute transparence !



Tout le monde a entendu parler au moins une fois de ce projet de construction. Résumons-le. Il s’agit pour le maire de construire sur le terrain de l’ancien hôtel des impôts rue de la croix blanche un immeuble d’habitation. Le quartier qui ne comporte aucun immeuble, situé en zone UG (élévation maximum de 11 mètres), n’a pas accepté les projets de bétonnage présentés par le maire en juin 2011.
Ce mécontentement a donné naissance à une association : Quartier Croix-Blanche et Environs (QCBE). Forte du soutien de plus de 1300 riverains signataires d’une pétition, cette dernière a fini par obtenir le retrait du projet initial et la mise en place d’un comité de pilotage commun entre la ville, les riverains et des associations.
Plusieurs réunions ont eu lieu mais, visiblement, tout le monde n’y entend pas les mêmes choses ! En effet, nous constatons depuis des mois la publication de communiqués de presse et de courriers de la majorité qui vantent la bonne volonté municipale. L’association, de son côté, ne cesse de dénoncer un double discours qui ne satisfait pas les riverains et ne reflète en rien la réalité des débats.
Jeudi 6 décembre 2012, le maire optait pour une stratégie bien différente : en toute transparence, la séance s’est déroulée à huis-clos !
Les réunions précédentes mobilisaient, à chaque fois, bien plus de 100 personnes, manifestant ainsi tout l’intérêt qu’ils portent au projet. Le 6 décembre, seul une vingtaine de personnes ont regardé l’intégralité des débats en direct sur le web. On comprend ici que derrière l’affichage « démocratique » de la diffusion sur internet, le but était manifestement de réduire l’intérêt des riverains pour ce dossier. Une belle manœuvre pour casser la dynamique engagée et mieux contrôler l’information.
Au-delà de la forme cette réunion met en exergue deux renoncements majeurs de l’exécutif municipal :
·         se conformer au Plan Local d’Urbanisme (PLU)
·         soumettre le projet à un référendum local
Depuis le début du projet, les riverains et l’association défendent ces deux points. Lors des dernières réunions, la majorité municipale, d’abord opposée, avait fini par valider ces positions, s’engageant sur une avancée souhaitée par tous.
C’était trop beau pour être vrai ! Cet énième volte-face, opéré sans aucune raison valable, risque de mettre une fois de plus le feu aux poudres.
Le 6 décembre n’était définitivement pas une avance sur le 25 décembre !

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